Posté le 17.04.2007 par rencontresdartistes
Une histoire de l'inde - Planète Inde
Eric Paul Meyer
Editions Albin Michel
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Posté le 17.04.2007 par rencontresdartistes
Le goût de la Télévision
Anthologie des Cahiers du cinéma
Sous la direction de Thierry Jousse
Editions Cahiers du cinéma.
Très bonne anthologie.
Toutes les émissions sont mises en avant, politiques, littéraires, les séries et bien d'autres.
Des premiers clips musicaux à la télé réalité.
De l'évolution des match de foot aux moments forts de l'histoire.
Les cahiers du cinéma ont depuis 1951, repris les grands moments
d'une télévision qui était considérée comme utopique, et depuis devenue
un objet, et un lien indispensables à tous.
Posté le 17.04.2007 par rencontresdartistes
Coco Chanel
de Elisabeth Weissman
Aux editions SELL - Du côté des femmes
Formidable documentaire.
Elisabeth Weissman, journaliste à
ELLE, et spécialiste des questions de société.Elle nous emène à travers cet ouvrage sur les traces de la
plus grande des petites femmes de notre époque
Comment une petite orpheline abondonnée par son pére derrière les murs d'un couvent est elle devenue la célèbre COCO CHANEL.
Elle est devenu la grande "MADEMOISELLE", de la couture, aux parfums, aux accessoires de mode.
Posté le 13.04.2007 par rencontresdartistes
Coup de cœur du moment
LES ENFANTS DE SARAH
Tatiana de Rosnay est auteur, scénariste et journaliste pour les magazines Elle et Psychologies. Elle vit à Paris depuis vingt-cinq ans, mais est née aux États-Unis.
Tiens, comme Julia, l’un des deux personnages principaux de ce récit. Tiens, journaliste elle aussi. Le titre du roman évoque les premières paroles d’une chanson de Jean-Jacques Goldman : Elle s’appelait Sarah. Pour ceux qui connaissent, voilà le décor planté. Le livre aborde le même thème.
En 2002, à Paris, la journaliste américaine Julia Jarmond doit couvrir la commémoration des 60 ans de la rafle du Vél’d’Hiv. Elle qui ignorait jusqu’à l’existence de ce si peu glorieux épisode de l’histoire de France va apprendre comment la police parisienne a organisé, dans cette seule opération, en 1942, la déportation de près de 13 000 Juifs. Qui seront conduits au camp de concentration d’Auschwitz.
Lors d’une enquête qu’elle mènera jusqu’au bout de tout ce qu’elle a de plus cher, Julia s’intéressera particulièrement au destin d’une petite fille, Sarah, à laquelle sa belle famille est irrémédiablement liée. Mais de quelle manière ? La grand-mère et le père de son mari détiennent le secret. Le terrible secret…
Sarah, 10 ans, et sa famille sont arrêtées un matin de juillet 1942, à leur domicile, en plein cœur du Marais. La petite fille réussit à cacher son frère, Michel, dans leur cachette habituelle, un placard. Elle l’y enferme et garde la clé sur elle. Puis elle lui ordonne de ne pas bouger, de ne pas pleurer, lui promet qu’elle reviendra très vite.
Mais les heures passent. Les jours. Les semaines. Oui, Sarah fait partie de ces 4 000 enfants entassés des jours durant dans le vélodrome d’Hiver, dans l’attente d’un départ en camp de la mort. Qu’en est-il de sa promesse à Michel, enfermé dans son placard ?
C’est tout ce passé qui surgit dans le présent de Julia et qui se prolongera dans son futur le plus joliment possible. Pour cela, la journaliste perdra beaucoup. Mais gagnera un bien inestimable : la part d’humanité qu’elle portera désormais à jamais en elle.
Et si, dans ce roman bouleversant qui se lit d’une traite, Tatiana se confond autant avec Julia, ce n’est pas par coquetterie. C’est parce que Tatiana veut nous dire que sa vie est véritablement liée à celle de Sarah, que notre vie à tous est liée à celle de Sarah ou à l’un de ces enfants du Vél’d’Hiv, que nous portons en nous pour les siècles à venir leurs cris et leurs pleurs.
Tatiana nous rappelle simplement à notre devoir de mémoire. Elle nous rappelle que nous sommes tous les enfants de Sarah.
Blog / ellesappelaitsarah.over-blog.com
Tatiana de Rosnay, Elle s’appelait Sarah. Éditions Héloïse d’Ormesson, 2007.
22 Euros
Posté le 13.04.2007 par rencontresdartistes
Arrachez moi le cœur, vous y trouverez une femme.
Auteur suisse Jean Billeter est né en 1947, à Morges, petite ville au bord du Lac Léman, à une dizaine de kilomètres de Lausanne. Amoureux du Sahara, il a vécu en Afrique de l’Ouest. Et s’est installé à Apt, dans le Luberon, depuis quelques années.
Un premier roman, très remarqué en 2005,
« Dans la chambre du pornographe » biographie, ou l’auteur nous livrait en se délivrant de son invraisemblable et angoissante histoire .
Une enfance fracassée, par un père gourou d’une secte qu’il avait lui-même crée au nom de « l’Eglise Apostologique Primitive ».
Le titre est racoleur mais en rien pornographique, l’auteur a grandi dans la maison du peintre Louis SOUTTER (peintre du XXème siècle) surnommé « le fou ou le pornographe » pas ses contemporains ne peignant que des femmes nues.
Ames sensibles s’abstenir, le récit est dur et malheureusement vécu.
Après l’enfer de son enfance, Le nouveau livre de Jean Billeter, deuxième opus de la trilogie, nous transporte dans un univers plus lisse et nous dévoile sa vision féminine du Purgatoire, en nous menant de la platitude étourdissante des steppes mongoles, aux dorures rococo du pont Alexandre III,.
Contrairement à l’enfer, son purgatoire n’est plus un lieu de supplices
De cette merveilleuse comédie douce-amère très réussie, l’auteur a choisi d’explorer le monde des femmes.
Noutcka, la cinquantaine approchant, célibataire, indépendante, un peu snob et très parisienne,
Elégamment désespérée, nous raconte son enfance bourgeoise, sa vie au côté de sa mère très belle et trop futile pour s’occuper d’une fille à ses yeux sans intérêt.
De ses origines lointaines russes, révélait par une adorable grand-mère qui lui
Apporte l’amour que ne lui donne pas sa propre mère,
Le livre est un constant chassé-croisé entre souvenirs, dialogues, monologue intérieur et scènes romanesques, épiques et drôles
Une femme qui refuse l’ennui et la tristesse.
Ou l’amour va surgir sans y être attendu, Shihab son jeune amant, qui deviendra le grand amour de sa vie,
Son récit, nous prend à témoin, nous murmure à l’oreille la difficulté d’être une
femme, de se sentir belle, heureuse, et surtout amoureuse, jusqu'à être quittée, bien trop
tôt à son goût.
Un roman très actuel, et au style aérien.
Mais le point le plus remarquable de ce roman est qu’il est écrit à la première personne du singulier féminin
Que noutchka, devient cette femme qui nous parle, qui nous raconte, qui nous interpelle des la première phrase du roman
Admirez l’irréductible cruauté du syllogisme ….
Elle nous prend à témoin, à en oublier que c’est un homme qui l’a écrit…
On attend avec impatience le troisième roman : Le paradis.
Jean Billeter, Raspoutine et la Biche Fauve, Jacqueline Chambon, 2007
17 Euros
Posté le 11.04.2007 par rencontresdartistes
Qui a tué les fiancés de Fontainebleau?
Christian Porte
En quête de vérité
31 Octobre 1988, Anne Sophie Vandamme et Gilles Naudet, couple
sans histoire, tous deux âgés de 25 ans, disparaissent en forêt de Fontainebleau.
Christian Porte est à l’époque rédacteur en chef au Républicain de l’Essonne et du Val de Marne. Il fut l’un des premiers journalistes à couvrir l’enquête.
Il participe aux premières battues, et suivra l’affaire durant ces quinze années d’instruction.
Avec lui, nous suivons pas à pas les doutes, les déboires des enquêteurs et l’impossible deuil des familles.
D’un triple meurtre qui n’a jamais fait l’objet d’une quelconque reconstitution, a un procès en 2001 d’un présumé coupable, acquitté par les jurés.
Christian porte, nous entraîne là, dans un dossier qui reste à ce jour non résolu.
De cette affaire qu’il a suivi au jour le jour, en ressort un formidable
travail d’investigation journalistique.
Quelques jours après la disparition du couple et de leur chien, plus de 700 gendarmes participent à la plus grande battue jamais organisée en France.
Durant plusieurs jours, toute la forêt et ses environs seront ratissés au mètre près.
Tout le secteur est passé au peigne fin, par les enquêteurs.
Sans aucun résultat….
Les corps seront découverts deux mois plus tard, tués de plusieurs balles provenant d’armes différentes.
Beaucoup de points sont alors mis en avant,
L’endroit ou sont exposés les corps, la manière dont les victimes ont été tuées.
Malgré l’interpellation de trois suspects en 1999, deux seront mis hors de cause, quant au troisième, ses aveux seront tellement incohérents, qu’il restera un présumé coupable
libéré lors du procès, tant ses versions des crimes seront invraisemblables,
Il est évident que l’on repense à l’affaire Grégory, des preuves oui, mais sans véritable suspect. Les années qui passent ne font qu’alourdir les chances d’avoir un jour une conclusion d’enquête plausible et véridique.
Pourtant, Christian Porte dont l’ouvrage est très certainement le meilleur qu’il soit et le plus complet nous apporte quelques théories.
Geste meurtrier de terroriste pro iranien ? Méprises des auteurs d’un complot contre l’un des fils du président Egyptien Moubarak à la ressemblance troublante avec Gilles Naudet ?
Bavures des services secrets français ? Membres extrémistes s’entraînant sur les lieux ?
Accident de chasse ?
Cette affaire très médiatisée à la fin des années quatre vingts et dont la question
« Qui a tués les fiancés de fontainebleau ?» reste toujours sans réponse.
Il nous livre un véritable documentaire, et récit tout aussi bouleversant que poignant.
Il nous plonge dans une véritable enquête de police, ne laissant rien au hasard, tout
est repris point par point, jusqu'à nous remémorer le contexte de cette fin des années 80.
Il nous apporte sa part d’explication.
C’est au nom du devoir de mémoire vis-à-vis des « Fiancés assassinés de Fontainebleau »
et de leurs proches, et bien qu’il demeure impensable que des assassins restent impunis.
Qu’il est peut être permis de penser que certaines consciences pourront se réveiller et
permettront ainsi la réouverture de ce terrible dossier.
Qui a tué les fiancés de Fontainebleau ? Christian Porte
Editions France Europe
19 Euros
Posté le 11.04.2007 par rencontresdartistes
Interview de Céline FILLOT
Laurent BETTONI est écrivain, scénariste, auteur, compositeur.
Pour répondre à plusieurs demandes de lecteurs, nous avons contacté cet artiste, et c'est très aimablement qu'il a accepté de répondre à nos questions.
Rencontres d'artistes : Bonjour Laurent, tu as été très étonné de notre sollicitation, pourquoi?
Laurent BETTONI : Je n'ai pas encore de site consacré à ma vie et à mon œuvre :-). Je ne savais pas qu'a travers des discussions sur le Net on parlait de mes livres et de mes chansons. Mais j'en suis très content.
RDA : Commençons par faire connaissance. Qui es-tu?
LB : J'ai 39 ans, je suis romancier et scénariste. Je compose et écrit aussi des chansons (paroles et musiques).
RDA : Qui chante tes textes ?
LB : J'en chante moi-même une bonnne partie, mais je suis également le parolier de Boklair, avec qui je travaille depuis 15 ans et qui vient de sortir un album. Pour écouter : blog.myspace.com/Boklair.
RDA : Tu nous parles de ton actualité ?
LB : Je termine mon nouveau roman, prévu pour janvier 2008 (au plus tard, j'espère). Et je poursuis l'écriture de mes contes musicaux pour la jeunesse, diffusés sur France Musiques dans l'émission Les Contes du jour et de la nuit. Mais j'ai pris beaucoup de retard dans tous mes projets, la vie me bousculant pas mal depuis plusieurs mois.
RDA : Les premiers romans n'obtiennent en général aucune promotion, les médias préférant ne prendre aucun risque (mais quel risque, au juste?) et se bornant à miser sur des valeurs qu'ils estiment sûres (merci les renvois d'ascenseur). As-tu, malgré tout, bénéficié d'un peu de presse pour Ma place au paradis, ton premier roman ? Et si oui, accepetrais-tu de faire un copier-coller d'un article?
LB : J'ai eu quelques articles, mais pas tous ceux que j'aurais dû avoir, certains sont passés à la trappe pour des raisons diverses. Idem pour la radio. Quant à la télé, effectivement, à moins d'être déjà connu, ce n'est même pas la peine d'y penser.
Voici un extrait du dernier article en date sur Ma place au paradis (article du Républicain magazine)
Un premier roman qui frappe fort
On dit déjà de lui qu'il fera partie des auteurs à succès de ces prochaines années.
Scientifique de formation, Laurent Bettoni décide un jour d'abandonner l'industrie pharmaceutique pour écrire cette histoire qu'il a dans la tête : celle de Ma place au paradis. Quelques mois plus tard, le manuscrit parvient entre les mains du regretté Laurent Bonelli, qui le présente aux éditions Robert Laffont. L'éditeur sait qu'il tient là une perle rare et signe un contrat avec le jeune auteur. Tout y est : le style, l'intrigue, les personnages, la construction.
Le lecteur ? Il plonge dans ce récit tête la première. Un adultère qui commence doucement : Alice s'ennuie, Quentin la séduit. Mais, au fil des pages, nous découvrons un amant schizophrène, portant en lui la blessure d'une enfance terrifiante et qui, peut-être, se venge. Alors on bascule dans un authentique roman noir où tout va crescendo selon une mécanique parfaite. Le lecteur, pris au piège, ne peut se détacher du livre… tout en se faisant son propre film. […] Sans jamais rien sacrifier au style, incroyable et déjà unique, Laurent Bettoni possède une écriture très cinématographique. Il sait privilégier l'image et l'action aux longs discours nombrilistes, tout en ayant le sens du récit et en sachant raconter une histoire captivante […].
RDA : Ta plume te nourrit-elle? Vis-tu de tes livres, de tes chansons ?
LB : Non, absolument pas. Afin de gagner ma vie, j'exerce plusieurs métiers : je suis correcteur pour diverses maisons d'édition, secrétaire de rédaction en presse magazine, et tuteur dans une école d'écriture où j'aide des gens à écrire leurs livres.
RDA : Ton rêve?
LB : Que mon prochain roman cartonne.
RDA : Ton coup de gueule?
LB : Eh bien, justement, cette absence totale de statut clair pour les auteurs. Par exemple, nous sommes parmi les seuls dans le monde de le culture, de l'art et du spectacle à n'être pas considérés comme intermittents, entre deux parutions de nos œuvres. Nous ne bénéficions d'aucune aide, d'aucun soutien financier. J'ai longtemps cru que c'était le prix de la liberté, de l'indépendance. Et je me réjouissais de ne rien devoir à personne. Mais avec le temps, je me suis vite rendu compte que c'était intenable. Quand tu es débiteur à la banque dès le début du mois, que tu ne sais pas comment régler tes factures ni nourrir ton gosse, je te défie de pondre un chef-d'œuvre. Tu n'as pas l'esprit à la création, dans ces conditions. Pour pouvoir manger et apporter à mon fils le minimum vital, j'ai accepté plein de boulots qui m'ont détourné de l'écriture. Bilan des courses : mon éditrice attend mon nouveau manuscrit depuis février, et elle ne l'aura pas avant juillet, tant j'ai pris du retard. Pour moi, ça signifie que mon roman sortira en janvier 2008 au lieu de septembre 2007. Or septembre est une bien meilleure période. Et en attendant, je ne touche pas mes à-valoir. Il faudrait que les pouvoirs politiques et les éditeurs réfléchissent sérieusement au problème des auteurs qui ne disposent pas d'une fortune personnelle leur permettant d'écrire sans avoir besoin de gagner leur vie. Ce qui doit représenter environ 99% des effectifs.
Bon, j'arrête là, mais j'aimerais susciter la réflexion et le débat à ce sujet. Qu'est-ce qu'une nation comme la France (le pays des Lumières, se vante-t-on si souvent), qui se prétend grande, est prête à faire pour préserver, développer et enrichir sa culture?
RDA : Il est vrai que le grand public n'a pas forcément toutes ce notions en tête et que cela porte à réfléchir… Après ton coup de gueule, quels sont tes coups de cœur du moment ?
LB : En littérature, Philippe Djian, Bret Easton Ellis, Jay McInerney. En musique, Boklair (pas seulement parce que j'écris pour lui, mais parce que ce qu'il fait n'a pas d'équivalent en France), Muse, Keane.
RDA : À lire :
Laurent Bettoni, Ma place au paradis. Éditions Robert Laffont, 18 Euros.
Pour commander :
Dans n'importe quelle librairie (et aussi Librairie d'Epinay-sur-Orge, 34, Grande-Rue, 91360 Épinay-sur-Orge. Tel. : 01.69.09.23.12).
Pour en savoir plus sur l'artiste :
N'hésitez pas à poser vos questions, nous contacterons Laurent Bettoni.