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A la rencontre d'artistes, d'auteurs, comédiens, chanteurs.
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MARC LEVY - Les enfants de la liberté

Publié le 26/04/2007 à 12:00 par rencontresdartistes
MARC LEVY - Les enfants de la liberté



Les enfants de la liberté
Marc LEVY aux Editions Robert LAFFONT - 21 Euros

A Paraitre le 03/05/2007



Roman :

Ce 21 mars 1943, j'avais dix-huit ans. Je suis monté dans le tramway et je partais vers une station qui ne figurait sur aucun plan, j'allais chercher le maquis. Il y a dix minutes, je m'appelais encore Raymond, depuis que je suis descendu au terminus de la ligne 12, je m'appelle Jeannot. Jeannot sans nom. A ce moment encore doux de la journée, des tas de gens dans mon monde ne savent pas encore ce qui va leur arriver.




--

Les enfants de la liberté - Marc LEVY

Publié le 26/04/2007 à 12:00 par rencontresdartistes
Les enfants de la Liberté - Marc LEVY A PARAITRE LE LE 10/05/2007

Roman :

Ce 21 mars 1943, j'avais dix-huit ans. Je suis monté dans le tramway et je partais vers une station qui ne figurait sur aucun plan, j'allais chercher le maquis. Il y a dix minutes, je m'appelais encore Raymond, depuis que je suis descendu au terminus de la ligne 12, je m'appelle Jeannot. Jeannot sans nom. A ce moment encore doux de la journée, des tas de gens dans mon monde ne savent pas encore ce qui va leur arriver.

Les enfants de la liberté - Marc LEVY

Publié le 26/04/2007 à 12:00 par rencontresdartistes
Les enfants de la liberté - Marc LEVY A PARAITRE LE LE 03/05/2007

Roman :

Ce 21 mars 1943, j'avais dix-huit ans. Je suis monté dans le tramway et je partais vers une station qui ne figurait sur aucun plan, j'allais chercher le maquis. Il y a dix minutes, je m'appelais encore Raymond, depuis que je suis descendu au terminus de la ligne 12, je m'appelle Jeannot. Jeannot sans nom. A ce moment encore doux de la journée, des tas de gens dans mon monde ne savent pas encore ce qui va leur arriver.

Les enfants de la liberté -A PARAITRE - Marc LEVY

Publié le 26/04/2007 à 12:00 par rencontresdartistes
Interview de Marc Levy, pour LE MATIN.

L'éternité de l'homme se trouve vraiment dans le sentiment."



Le Matin : Vous êtes l'un des invités de marque du Salon du Livre de Casablanca, qu'en pensez-vous ?

Marc Levy : Je suis très enthousiaste. J'ai tout de suite répondu à l'invitation, car pour moi, l'équation livre et Maroc est très alléchante. D'ailleurs, je ne pensais pas que mes livres étaient aussi lus au Maroc. Je suis agréablement surpris par le nombre de lecteurs qui sont venus me rencontrer. Quelqu'un m'a même dit que j'avais un devoir envers lui de produire un bon roman et de ne pas le décevoir. J'ai même rencontré un petit garçon incroyable qui trouvait de la magie dans mes romans. J'ai répondu donc que je les écrivais à l'homme que deviendrait mon fils, en espérant qu'il restera en lui un peu de ce petit bonhomme.

Le Matin : Connaissez-vous des auteurs marocains ?

Marc Levy : Pas vraiment. Mais je garde un excellent souvenir de deux romans que j'ai lus pendant le Rallye Aïcha des Gazelles où j'étais le parrain. Ils étaient de l'auteur Mohamed Choukri. Le "Pain nu" m'a beaucoup marqué au point que je l'ai fait lire à mon entourage et principalement à mon fils. L'histoire racontée dans ce livre concerne un homme qui démarre de rien. Un homme illettré qui arrive quand même à s'en sortir, c'est une leçon de vie.

Le Matin : Quel a été votre degré de participation dans l'adaptation au cinéma de votre roman "Et si c'était vrai" ?

Marc Levy : J'ai eu le droit de regarder. Et je l'ai donc utilisé pour apprendre. Très franchement, quand votre premier roman vient d'être publié et que les droits sont achetés par Steven Spielberg, je défie quelqu'un de venir lui dire, je ne vous fais pas confiance. Je ne me sentais ni le pouvoir, ni le droit d'expliquer aux gens de la DreamWorks comment il fallait faire un film.

Le Matin : Quel est votre sentiment vis-à-vis de cette adaptation ?

Marc Levy : Un roman raconte une histoire entre 15 et 30 heures. Un film doit la raconter en une heure et demie. Il est mathématiquement normal qu'il manque un certain nombre de choses. Le film est réalisé par un autre auteur en la personne du metteur en scène. La démarche de ce dernier est de venir voir l'auteur principal, et de lui dire : parmi des milliers et des milliers d'histoires, je voudrais raconter la vôtre. Le respect de l'auteur principal est de le laisser raconter l'histoire à sa façon. Car le réalisateur n'a aucun intérêt à passer deux ans de sa vie à filmer les pages d'un livre. Pour lui, ce qui est intéressant c'est de s'emparer de l'histoire et de la raconter à sa façon avec la contrainte de respecter au maximum le livre.

Le Matin : Vous avez écrit sur l'éternité. Comment la concevez- vous ?

Marc Levy : Je vais vous raconter une anecdote : quand j'étais dans l'image de synthèse, j'étais très jeune, j'avais signé mon premier contrat avec IBM et j'en étais très fier. Je suis allé voir ma grand-mère et je lui ai annoncé la nouvelle. Ma grand-mère, une femme extraordinaire, est allée chercher son porte-monnaie. Elle l'a ouvert et m'a mis une pièce de 5 francs dans la main. Elle m'a retourné la main et la pièce est tombée. Elle m'a dit : tu vois, c'est exactement ce qui va se passer quand tu vas mourir. J'ai mis du temps à comprendre ce qu'elle voulait dire. Je me suis rendu compte que le jour où on meurt, on n'emporte ni argent, ni gloire, ni médailles, ni les titres avec soi. La seule chose qui reste de nous, c'est le sentiment qu'on laisse à ceux qui nous ont aimés. Il existe donc deux formes d'éternité chez l'homme : d'abord les statues et moi quand je vois les pigeons, cela me fait une peur bleue. Et l'autre, est peut être celle que m'a laissé ma grand-mère. Elle est partie il y a 13 ans et je n'ai jamais passé une journée sans penser à elle. L'éternité de l'homme se trouve vraiment dans le sentiment.

Le Matin : Quels sont vos projets pour cette année ?

Marc Levy : Je vais commencer très bientôt la réalisation d'un long métrage «Mes amis, mes amours» avec Vincent Lindon et Patrick Timsit. Je suis également en pleine écriture d'un sixième roman «les enfants de la liberté» qui se déroule en 1944 et qui sortira à la fin de l'année.



Interview de Laurent BETTONI Auteur, scénariste, a

Publié le 26/04/2007 à 12:00 par rencontresdartistes
Interview de Céline F.

Laurent BETTONI est écrivain, scénariste, auteur, compositeur.

Pour répondre à plusieurs demandes de lecteurs, nous avons contacté cet artiste, et c'est très aimablement qu'il a accepté de répondre à nos questions.


Rencontres d'artistes : Bonjour Laurent, tu as été très étonné de notre sollicitation, pourquoi?

Laurent BETTONI : Je n'ai pas encore de site consacré à ma vie et à mon œuvre :-). Je ne savais pas qu'a travers des discussions sur le Net on parlait de mes livres et de mes chansons. Mais j'en suis très content.

RDA : Commençons par faire connaissance. Qui es-tu?

LB : J'ai 39 ans, je suis romancier et scénariste. Je compose et écrit aussi des chansons (paroles et musiques).

RDA : Qui chante tes textes ?

LB : J'en chante moi-même une bonnne partie, mais je suis également le parolier de Boklair, avec qui je travaille depuis 15 ans et qui vient de sortir un album. Pour écouter : blog.myspace.com/Boklair.

RDA : Tu nous parles de ton actualité ?

LB : Je termine mon nouveau roman, prévu pour janvier 2008 (au plus tard, j'espère). Et je poursuis l'écriture de mes contes musicaux pour la jeunesse, diffusés sur France Musiques dans l'émission Les Contes du jour et de la nuit. Mais j'ai pris beaucoup de retard dans tous mes projets, la vie me bousculant pas mal depuis plusieurs mois.

RDA : Les premiers romans n'obtiennent en général aucune promotion, les médias préférant ne prendre aucun risque (mais quel risque, au juste?) et se bornant à miser sur des valeurs qu'ils estiment sûres (merci les renvois d'ascenseur). As-tu, malgré tout, bénéficié d'un peu de presse pour Ma place au paradis, ton premier roman ? Et si oui, accepetrais-tu de faire un copier-coller d'un article?

LB : J'ai eu quelques articles, mais pas tous ceux que j'aurais dû avoir, certains sont passés à la trappe pour des raisons diverses. Idem pour la radio. Quant à la télé, effectivement, à moins d'être déjà connu, ce n'est même pas la peine d'y penser.
Voici un extrait du dernier article en date sur Ma place au paradis (article du Républicain magazine)

Un premier roman qui frappe fort

On dit déjà de lui qu'il fera partie des auteurs à succès de ces prochaines années.
Scientifique de formation, Laurent Bettoni décide un jour d'abandonner l'industrie pharmaceutique pour écrire cette histoire qu'il a dans la tête : celle de Ma place au paradis. Quelques mois plus tard, le manuscrit parvient entre les mains du regretté Laurent Bonelli, qui le présente aux éditions Robert Laffont. L'éditeur sait qu'il tient là une perle rare et signe un contrat avec le jeune auteur. Tout y est : le style, l'intrigue, les personnages, la construction.
Le lecteur ? Il plonge dans ce récit tête la première. Un adultère qui commence doucement : Alice s'ennuie, Quentin la séduit. Mais, au fil des pages, nous découvrons un amant schizophrène, portant en lui la blessure d'une enfance terrifiante et qui, peut-être, se venge. Alors on bascule dans un authentique roman noir où tout va crescendo selon une mécanique parfaite. Le lecteur, pris au piège, ne peut se détacher du livre… tout en se faisant son propre film. […] Sans jamais rien sacrifier au style, incroyable et déjà unique, Laurent Bettoni possède une écriture très cinématographique. Il sait privilégier l'image et l'action aux longs discours nombrilistes, tout en ayant le sens du récit et en sachant raconter une histoire captivante […].

RDA : Ta plume te nourrit-elle? Vis-tu de tes livres, de tes chansons ?

LB : Non, absolument pas. Afin de gagner ma vie, j'exerce plusieurs métiers : je suis correcteur pour diverses maisons d'édition, secrétaire de rédaction en presse magazine, et tuteur dans une école d'écriture où j'aide des gens à écrire leurs livres.

RDA : Ton rêve?

LB : Que mon prochain roman cartonne.

RDA : Ton coup de gueule?

LB : Eh bien, justement, cette absence totale de statut clair pour les auteurs. Par exemple, nous sommes parmi les seuls dans le monde de le culture, de l'art et du spectacle à n'être pas considérés comme intermittents, entre deux parutions de nos œuvres. Nous ne bénéficions d'aucune aide, d'aucun soutien financier. J'ai longtemps cru que c'était le prix de la liberté, de l'indépendance. Et je me réjouissais de ne rien devoir à personne. Mais avec le temps, je me suis vite rendu compte que c'était intenable. Quand tu es débiteur à la banque dès le début du mois, que tu ne sais pas comment régler tes factures ni nourrir ton gosse, je te défie de pondre un chef-d'œuvre. Tu n'as pas l'esprit à la création, dans ces conditions. Pour pouvoir manger et apporter à mon fils le minimum vital, j'ai accepté plein de boulots qui m'ont détourné de l'écriture. Bilan des courses : mon éditrice attend mon nouveau manuscrit depuis février, et elle ne l'aura pas avant juillet, tant j'ai pris du retard. Pour moi, ça signifie que mon roman sortira en janvier 2008 au lieu de septembre 2007. Or septembre est une bien meilleure période. Et en attendant, je ne touche pas mes à-valoir. Il faudrait que les pouvoirs politiques et les éditeurs réfléchissent sérieusement au problème des auteurs qui ne disposent pas d'une fortune personnelle leur permettant d'écrire sans avoir besoin de gagner leur vie. Ce qui doit représenter environ 99% des effectifs.
Bon, j'arrête là, mais j'aimerais susciter la réflexion et le débat à ce sujet. Qu'est-ce qu'une nation comme la France (le pays des Lumières, se vante-t-on si souvent), qui se prétend grande, est prête à faire pour préserver, développer et enrichir sa culture?

RDA : Il est vrai que le grand public n'a pas forcément toutes ce notions en tête et que cela porte à réfléchir… Après ton coup de gueule, quels sont tes coups de cœur du moment ?

LB : En littérature, Philippe Djian, Bret Easton Ellis, Jay McInerney. En musique, Boklair (pas seulement parce que j'écris pour lui, mais parce que ce qu'il fait n'a pas d'équivalent en France), Muse, Keane.

RDA : À lire :
Laurent Bettoni, Ma place au paradis. Éditions Robert Laffont, 18 Euros.

Pour commander :
Dans n'importe quelle librairie (et aussi Librairie d'Epinay-sur-Orge, 34, Grande-Rue, 91360 Épinay-sur-Orge. Tel. : 01.69.09.23.12).

Pour en savoir plus sur l'artiste :
N'hésitez pas à poser vos questions, nous contacterons Laurent Bettoni.



A venir / Interview de Christian Porte

Publié le 26/04/2007 à 12:00 par rencontresdartistes
Celine FILLOT interview de Christian Porte auteur du livre -
Qui a tué les fiancés de Fontainebleau?

L'élégance du hérisson - Muriel Barbery

Publié le 25/04/2007 à 12:00 par rencontresdartistes
L'élégance du hérisson - Muriel Barbery
Reprise Interview de l'auteur du livre : l'élégance du hérisson"

La dédicace de l'auteur
Je suis toujours très ennuyée quand je dois présenter un livre, car la façon traditionnelle de le faire, en général, c'est de parler de l'histoire. En fait, même si je vais en dire quelques mots, il me semble qu'elle est assez largement anecdotique, parce que, au travers des personnages et de la narration, ce qui m'importe, c'est de parler de ce que j'aime. Quant à l'histoire, il ne se passe pas énormément de choses. Il y a deux héroïnes : une petite fille précoce et une concierge qui cache bien son jeu, parce qu'elle essaie d'avoir l'air concierge et qu'elle est, en fait, très lettrée, très érudite et très fine. Ce sont deux solitudes qui, au fur et à mesure que certains événements vont se produire dans l'immeuble où elles habitent, vont peu à peu sortir de la solitude, se transformer, se métamorphoser, renaître. Il va leur arriver tout un tas de transformations intérieures. Une fois que j'ai dit cela, cela me paraît un peu superficiel. En fait, quand j'écris, je ne le fais pas pour raconter une histoire, même si, au fil de la plume, elle se raconte. Je le fais d'une part, pour le plaisir des mots et du style ; j'aime beaucoup éprouver cela en écrivant des textes et en éprouvant, à chaque fois, le plaisir sans mélange de dire, d'une manière que j'espère la plus adéquate et la plus pure possible, ce que je ressens. D'autre part, l'histoire et l'écriture sont des moyens pour moi d'évoquer les choses qui me tiennent à coeur et les choses que j'aime. J'avais entendu le cinéaste, Jeunet, à propos du "Fabuleux destin d'Amélie Poulain", expliquer que, pendant des années, il avait noté dans un petit carnet tout ce qui lui tenait à coeur et tout ce qu'il aimait avec l'idée qu'un jour, il recaserait ça dans un film. Et ça a donné Amélie Poulain. Ce roman, c'est un peu la même chose, c'est-à-dire que j'ai pris énormément de plaisir, au travers des voix des deux héroïnes, à transcrire mon amour pour les plaisirs du quotidien, pour l'art, pour le Japon, pour certains êtres, pour la rencontre entre ces êtres, pour certaines émotions esthétiques. Il me semble que c'est à cela que j'ai pris le plus de plaisir et que c'est ce qui me tenait le plus à coeur. Je vous souhaite une bonne lecture. En tout cas, je l'espère. Au revoir et à bientôt.

(Propos recueillis par téléphone)

La présentation de l'éditeur
"Je m'appelle Renée, j'ai cinquante-quatre ans et je suis la concierge du 7 rue de Grenelle, un immeuble bourgeois. Je suis veuve, petite, laide, grassouillette, j'ai des oignons aux pieds et, à en croire certains matins auto-incommodants, une haleine de mammouth. Mais surtout, je suis si conforme à l'image que l'on se fait des concierges qu'il ne viendrait à l'idée de personne que je suis plus lettrée que tous ces riches suffisants. Je m'appelle Paloma, j'ai douze ans, j'habite au 7 rue de Grenelle dans un appartement de riches. Mais depuis très longtemps, je sais que la destination finale, c'est le bocal à poissons, la vacuité et l'ineptie de l'existence adulte. Comment est-ce que je le sais ? Il se trouve que je suis très intelligente. Exceptionnellement intelligente, même. C'est pour ça que j'ai pris ma décision : à la fin de cette année scolaire, le jour de mes treize ans, je me suiciderai. "

Muriel Barbery est née en 1969. L'élégance du hérisson est son deuxième roman. Le précédent, Une gourmandise, est traduit en douze langues.

La revue de presse Jacques Nerson - Le Nouvel Observateur du 23 novembre 2006
Dire que Muriel Barbery est douée serait rester en dessous de la vérité. Elle est comme l'orgue, un orchestre à elle seule. Capable de faire entendre les jeux les plus variés, l'érudit, le bouffon, le moqueur, l'ému, le polémique, le truculent... Elle a un humour dévastateur. Plus rare encore, le sens de l'inattendu. On pleure de rire en la lisant. Et ce n'est que son deuxième roman. Si elle est, à 37 ans, capable d'une telle virtuosité, que sera-ce demain

Très certainement l'ouvrage qui restera parmi les meilleurs de cette entrée littéraire 2006.

Rencontre avec Laurent Bettoni Auteur

Publié le 21/04/2007 à 12:00 par rencontresdartistes
Interview de Céline FILLOT

Laurent BETTONI est écrivain, scénariste, auteur, compositeur.

Pour répondre à plusieurs demandes de lecteurs, nous avons contacté cet artiste, et c'est très aimablement qu'il a accepté de répondre à nos questions.


Rencontres d'artistes : Bonjour Laurent, tu as été très étonné de notre sollicitation, pourquoi?

Laurent BETTONI : Je n'ai pas encore de site consacré à ma vie et à mon œuvre :-). Je ne savais pas qu'a travers des discussions sur le Net on parlait de mes livres et de mes chansons. Mais j'en suis très content.

RDA : Commençons par faire connaissance. Qui es-tu?

LB : J'ai 39 ans, je suis romancier et scénariste. Je compose et écrit aussi des chansons (paroles et musiques).

RDA : Qui chante tes textes ?

LB : J'en chante moi-même une bonnne partie, mais je suis également le parolier de Boklair, avec qui je travaille depuis 15 ans et qui vient de sortir un album. Pour écouter : blog.myspace.com/Boklair.

RDA : Tu nous parles de ton actualité ?

LB : Je termine mon nouveau roman, prévu pour janvier 2008 (au plus tard, j'espère). Et je poursuis l'écriture de mes contes musicaux pour la jeunesse, diffusés sur France Musiques dans l'émission Les Contes du jour et de la nuit. Mais j'ai pris beaucoup de retard dans tous mes projets, la vie me bousculant pas mal depuis plusieurs mois.

RDA : Les premiers romans n'obtiennent en général aucune promotion, les médias préférant ne prendre aucun risque (mais quel risque, au juste?) et se bornant à miser sur des valeurs qu'ils estiment sûres (merci les renvois d'ascenseur). As-tu, malgré tout, bénéficié d'un peu de presse pour Ma place au paradis, ton premier roman ? Et si oui, accepetrais-tu de faire un copier-coller d'un article?

LB : J'ai eu quelques articles, mais pas tous ceux que j'aurais dû avoir, certains sont passés à la trappe pour des raisons diverses. Idem pour la radio. Quant à la télé, effectivement, à moins d'être déjà connu, ce n'est même pas la peine d'y penser.
Voici un extrait du dernier article en date sur Ma place au paradis (article du Républicain magazine)

Un premier roman qui frappe fort

On dit déjà de lui qu'il fera partie des auteurs à succès de ces prochaines années.
Scientifique de formation, Laurent Bettoni décide un jour d'abandonner l'industrie pharmaceutique pour écrire cette histoire qu'il a dans la tête : celle de Ma place au paradis. Quelques mois plus tard, le manuscrit parvient entre les mains du regretté Laurent Bonelli, qui le présente aux éditions Robert Laffont. L'éditeur sait qu'il tient là une perle rare et signe un contrat avec le jeune auteur. Tout y est : le style, l'intrigue, les personnages, la construction.
Le lecteur ? Il plonge dans ce récit tête la première. Un adultère qui commence doucement : Alice s'ennuie, Quentin la séduit. Mais, au fil des pages, nous découvrons un amant schizophrène, portant en lui la blessure d'une enfance terrifiante et qui, peut-être, se venge. Alors on bascule dans un authentique roman noir où tout va crescendo selon une mécanique parfaite. Le lecteur, pris au piège, ne peut se détacher du livre… tout en se faisant son propre film. […] Sans jamais rien sacrifier au style, incroyable et déjà unique, Laurent Bettoni possède une écriture très cinématographique. Il sait privilégier l'image et l'action aux longs discours nombrilistes, tout en ayant le sens du récit et en sachant raconter une histoire captivante […].

RDA : Ta plume te nourrit-elle? Vis-tu de tes livres, de tes chansons ?

LB : Non, absolument pas. Afin de gagner ma vie, j'exerce plusieurs métiers : je suis correcteur pour diverses maisons d'édition, secrétaire de rédaction en presse magazine, et tuteur dans une école d'écriture où j'aide des gens à écrire leurs livres.

RDA : Ton rêve?

LB : Que mon prochain roman cartonne.

RDA : Ton coup de gueule?

LB : Eh bien, justement, cette absence totale de statut clair pour les auteurs. Par exemple, nous sommes parmi les seuls dans le monde de le culture, de l'art et du spectacle à n'être pas considérés comme intermittents, entre deux parutions de nos œuvres. Nous ne bénéficions d'aucune aide, d'aucun soutien financier. J'ai longtemps cru que c'était le prix de la liberté, de l'indépendance. Et je me réjouissais de ne rien devoir à personne. Mais avec le temps, je me suis vite rendu compte que c'était intenable. Quand tu es débiteur à la banque dès le début du mois, que tu ne sais pas comment régler tes factures ni nourrir ton gosse, je te défie de pondre un chef-d'œuvre. Tu n'as pas l'esprit à la création, dans ces conditions. Pour pouvoir manger et apporter à mon fils le minimum vital, j'ai accepté plein de boulots qui m'ont détourné de l'écriture. Bilan des courses : mon éditrice attend mon nouveau manuscrit depuis février, et elle ne l'aura pas avant juillet, tant j'ai pris du retard. Pour moi, ça signifie que mon roman sortira en janvier 2008 au lieu de septembre 2007. Or septembre est une bien meilleure période. Et en attendant, je ne touche pas mes à-valoir. Il faudrait que les pouvoirs politiques et les éditeurs réfléchissent sérieusement au problème des auteurs qui ne disposent pas d'une fortune personnelle leur permettant d'écrire sans avoir besoin de gagner leur vie. Ce qui doit représenter environ 99% des effectifs.
Bon, j'arrête là, mais j'aimerais susciter la réflexion et le débat à ce sujet. Qu'est-ce qu'une nation comme la France (le pays des Lumières, se vante-t-on si souvent), qui se prétend grande, est prête à faire pour préserver, développer et enrichir sa culture?

RDA : Il est vrai que le grand public n'a pas forcément toutes ce notions en tête et que cela porte à réfléchir… Après ton coup de gueule, quels sont tes coups de cœur du moment ?

LB : En littérature, Philippe Djian, Bret Easton Ellis, Jay McInerney. En musique, Boklair (pas seulement parce que j'écris pour lui, mais parce que ce qu'il fait n'a pas d'équivalent en France), Muse, Keane.

RDA : À lire :
Laurent Bettoni, Ma place au paradis. Éditions Robert Laffont, 18 Euros.

Pour commander :
Dans n'importe quelle librairie (et aussi Librairie d'Epinay-sur-Orge, 34, Grande-Rue, 91360 Épinay-sur-Orge. Tel. : 01.69.09.23.12).

Pour en savoir plus sur l'artiste :
N'hésitez pas à poser vos questions, nous contacterons Laurent Bettoni.





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Les sept trains de l'impératrice - Roman Rikka

Publié le 19/04/2007 à 12:00 par rencontresdartistes
Les sept trains de l'impératrice - Roman Rikka
Les sept trains de l'impératrice
EN AVANT PREMIERE AVANT PREMIERE

Parution le 26/04/2007

Très certainement le premier roman, d'une suite sagastique.
Roman RIJKA nous met dès la première page dans l'ambiance :
Toute ressemblance avec l'histoire de la Russie et l'ukraine est voulue.
Toute différence aussi.

A l'époque contemporaine , Tatyana Duchesne reporter à la l'echo de Parzh, doit couvrir la guerre civile qui déchire l'empire (Russie contre l'ukraine)

Marlov camarade commissaire, est redoutable et révolutionnaire de surcroit.

De ce chassé croisé entre les deux principaux personnages, tatyana se doit de déjouer les complots et de mener son enquête jusqu'au bout.
Elle se lancera dans un périple aveuglant.

Enfin un roman d'aventures modernes, la fresque est très reussie,
A suivre.....................

L'ombre des l'âme

Publié le 17/04/2007 à 12:00 par rencontresdartistes
L'ombre des l'âme
L'ombre de l'âme
David Gibert
Editions Nuit d'avril

LES ABÎMES DE L’ESPRIT HUMAIN

David Gibert est Corbeillois de naissance. Il dit avoir toujours écrit, mais les histoires longues sont venues il y a environ 7 ans, à un moment de sa vie ou il s’ennuyait professionnellement. Sa toile a lui, c’est l’irréel, le fantastique, la fantasy. Son éditeur, Franck Guilbert, ne le contrariera certainement pas, étant lui-même auteur de ce genre d’ouvrages. Par bonheur, les maisons d’édition n’hésitent plus maintenant à donner leur chance aux écrivains francophones, ce qui ne fut pas toujours le cas. Et les sites Internet consacrent de véritables sanctuaires et lieux de cultes, rendant toujours plus forte l’envie de lire. Enfant de la génération jeu de rôle, David Gibert ne nie pas que cet univers a fortement stimulé son imagination.
Dans son second roman, L’Ombre de l’âme, il raconte l’histoire d’un jeune écrivain, Sam, qui s’est réfugié depuis le décès de sa mère dans un monde a priori chimérique où mythologie scandinave et légendes moyenâgeuses s’entremêlent. Pourtant, sans vraiment s’en apercevoir, Sam va devoir pénétrer au plus profond de son imagination, dans l’ombre de son inspiration cauchemardesque, afin de combattre Zgor, chevalier déchu qui a passé un pacte avec la Mort.
Il découvrira alors de terribles secrets sur sa propre famille. En particulier sur son oncle, qui semble s’être suicidé, mais dont les évocations du journal intime laissent à penser qu’il a été poussé à des actes innommables.
À l’issue du combat, Sam est retrouvé inanimé. Ses amis se relaient à son chevet, de Marianne, son ancienne compagne, à Joshua, étudiant ; de Léa, trop belle créature, à Franck, passionné par les jeux de rôles. Tous espèrent que Sam sorte le plus rapidement possible de son coma. Mais une entité maléfique veille et lui promet un formidable destin. Sous cette mauvaise influence, il va commettre des crimes. Est-il devenu fou ? Ou bien des désirs refoulés le font-ils agir ainsi ? Comment expliquer cette frénésie meurtrière ? Et si l’hypnose, le spiritisme, la réincarnation et la possession venaient à son secours, lui fournissant ainsi la clé occulte du mystère ? Et si le fantastique et la réalité ne faisaient qu’un, comme assurément le jeune Sam et David Gibert ? Avant de vous risquer dans cette aventure, avant de pousser la porte de cette dimension parallèle, laissez vos frayeurs et vos certitudes au vestiaire.


David Gibert, L’Ombre de l’âme. Éditions Nuit d’Avril, 2007, 22,90 €.



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