Un livre un auteur
Posté le 26.04.2007 par rencontresdartistes
MARC LEVY - Les enfants de la liberté[b][/b]
Les enfants de la liberté
Marc LEVY aux Editions Robert LAFFONT - 21 Euros
A Paraitre le 03/05/2007
Roman :
Ce 21 mars 1943, j'avais dix-huit ans. Je suis monté dans le tramway et je partais vers une station qui ne figurait sur aucun plan, j'allais chercher le maquis. Il y a dix minutes, je m'appelais encore Raymond, depuis que je suis descendu au terminus de la ligne 12, je m'appelle Jeannot. Jeannot sans nom. A ce moment encore doux de la journée, des tas de gens dans mon monde ne savent pas encore ce qui va leur arriver.
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Posté le 25.04.2007 par rencontresdartistes
Reprise Interview de l'auteur du livre : l'élégance du hérisson"
La dédicace de l'auteur
Je suis toujours très ennuyée quand je dois présenter un livre, car la façon traditionnelle de le faire, en général, c'est de parler de l'histoire. En fait, même si je vais en dire quelques mots, il me semble qu'elle est assez largement anecdotique, parce que, au travers des personnages et de la narration, ce qui m'importe, c'est de parler de ce que j'aime. Quant à l'histoire, il ne se passe pas énormément de choses. Il y a deux héroïnes : une petite fille précoce et une concierge qui cache bien son jeu, parce qu'elle essaie d'avoir l'air concierge et qu'elle est, en fait, très lettrée, très érudite et très fine. Ce sont deux solitudes qui, au fur et à mesure que certains événements vont se produire dans l'immeuble où elles habitent, vont peu à peu sortir de la solitude, se transformer, se métamorphoser, renaître. Il va leur arriver tout un tas de transformations intérieures. Une fois que j'ai dit cela, cela me paraît un peu superficiel. En fait, quand j'écris, je ne le fais pas pour raconter une histoire, même si, au fil de la plume, elle se raconte. Je le fais d'une part, pour le plaisir des mots et du style ; j'aime beaucoup éprouver cela en écrivant des textes et en éprouvant, à chaque fois, le plaisir sans mélange de dire, d'une manière que j'espère la plus adéquate et la plus pure possible, ce que je ressens. D'autre part, l'histoire et l'écriture sont des moyens pour moi d'évoquer les choses qui me tiennent à coeur et les choses que j'aime. J'avais entendu le cinéaste, Jeunet, à propos du "Fabuleux destin d'Amélie Poulain", expliquer que, pendant des années, il avait noté dans un petit carnet tout ce qui lui tenait à coeur et tout ce qu'il aimait avec l'idée qu'un jour, il recaserait ça dans un film. Et ça a donné Amélie Poulain. Ce roman, c'est un peu la même chose, c'est-à-dire que j'ai pris énormément de plaisir, au travers des voix des deux héroïnes, à transcrire mon amour pour les plaisirs du quotidien, pour l'art, pour le Japon, pour certains êtres, pour la rencontre entre ces êtres, pour certaines émotions esthétiques. Il me semble que c'est à cela que j'ai pris le plus de plaisir et que c'est ce qui me tenait le plus à coeur. Je vous souhaite une bonne lecture. En tout cas, je l'espère. Au revoir et à bientôt.
(Propos recueillis par téléphone)
La présentation de l'éditeur
"Je m'appelle Renée, j'ai cinquante-quatre ans et je suis la concierge du 7 rue de Grenelle, un immeuble bourgeois. Je suis veuve, petite, laide, grassouillette, j'ai des oignons aux pieds et, à en croire certains matins auto-incommodants, une haleine de mammouth. Mais surtout, je suis si conforme à l'image que l'on se fait des concierges qu'il ne viendrait à l'idée de personne que je suis plus lettrée que tous ces riches suffisants. Je m'appelle Paloma, j'ai douze ans, j'habite au 7 rue de Grenelle dans un appartement de riches. Mais depuis très longtemps, je sais que la destination finale, c'est le bocal à poissons, la vacuité et l'ineptie de l'existence adulte. Comment est-ce que je le sais ? Il se trouve que je suis très intelligente. Exceptionnellement intelligente, même. C'est pour ça que j'ai pris ma décision : à la fin de cette année scolaire, le jour de mes treize ans, je me suiciderai. "
Muriel Barbery est née en 1969. L'élégance du hérisson est son deuxième roman. Le précédent, Une gourmandise, est traduit en douze langues.
La revue de presse Jacques Nerson - Le Nouvel Observateur du 23 novembre 2006
Dire que Muriel Barbery est douée serait rester en dessous de la vérité. Elle est comme l'orgue, un orchestre à elle seule. Capable de faire entendre les jeux les plus variés, l'érudit, le bouffon, le moqueur, l'ému, le polémique, le truculent... Elle a un humour dévastateur. Plus rare encore, le sens de l'inattendu. On pleure de rire en la lisant. Et ce n'est que son deuxième roman. Si elle est, à 37 ans, capable d'une telle virtuosité, que sera-ce demain
Très certainement l'ouvrage qui restera parmi les meilleurs de cette entrée littéraire 2006.
Posté le 21.04.2007 par rencontresdartistes
Interview de Céline FILLOT
Laurent BETTONI est écrivain, scénariste, auteur, compositeur.
Pour répondre à plusieurs demandes de lecteurs, nous avons contacté cet artiste, et c'est très aimablement qu'il a accepté de répondre à nos questions.
Rencontres d'artistes : Bonjour Laurent, tu as été très étonné de notre sollicitation, pourquoi?
Laurent BETTONI : Je n'ai pas encore de site consacré à ma vie et à mon œuvre :-). Je ne savais pas qu'a travers des discussions sur le Net on parlait de mes livres et de mes chansons. Mais j'en suis très content.
RDA : Commençons par faire connaissance. Qui es-tu?
LB : J'ai 39 ans, je suis romancier et scénariste. Je compose et écrit aussi des chansons (paroles et musiques).
RDA : Qui chante tes textes ?
LB : J'en chante moi-même une bonnne partie, mais je suis également le parolier de Boklair, avec qui je travaille depuis 15 ans et qui vient de sortir un album. Pour écouter : blog.myspace.com/Boklair.
RDA : Tu nous parles de ton actualité ?
LB : Je termine mon nouveau roman, prévu pour janvier 2008 (au plus tard, j'espère). Et je poursuis l'écriture de mes contes musicaux pour la jeunesse, diffusés sur France Musiques dans l'émission Les Contes du jour et de la nuit. Mais j'ai pris beaucoup de retard dans tous mes projets, la vie me bousculant pas mal depuis plusieurs mois.
RDA : Les premiers romans n'obtiennent en général aucune promotion, les médias préférant ne prendre aucun risque (mais quel risque, au juste?) et se bornant à miser sur des valeurs qu'ils estiment sûres (merci les renvois d'ascenseur). As-tu, malgré tout, bénéficié d'un peu de presse pour Ma place au paradis, ton premier roman ? Et si oui, accepetrais-tu de faire un copier-coller d'un article?
LB : J'ai eu quelques articles, mais pas tous ceux que j'aurais dû avoir, certains sont passés à la trappe pour des raisons diverses. Idem pour la radio. Quant à la télé, effectivement, à moins d'être déjà connu, ce n'est même pas la peine d'y penser.
Voici un extrait du dernier article en date sur Ma place au paradis (article du Républicain magazine)
Un premier roman qui frappe fort
On dit déjà de lui qu'il fera partie des auteurs à succès de ces prochaines années.
Scientifique de formation, Laurent Bettoni décide un jour d'abandonner l'industrie pharmaceutique pour écrire cette histoire qu'il a dans la tête : celle de Ma place au paradis. Quelques mois plus tard, le manuscrit parvient entre les mains du regretté Laurent Bonelli, qui le présente aux éditions Robert Laffont. L'éditeur sait qu'il tient là une perle rare et signe un contrat avec le jeune auteur. Tout y est : le style, l'intrigue, les personnages, la construction.
Le lecteur ? Il plonge dans ce récit tête la première. Un adultère qui commence doucement : Alice s'ennuie, Quentin la séduit. Mais, au fil des pages, nous découvrons un amant schizophrène, portant en lui la blessure d'une enfance terrifiante et qui, peut-être, se venge. Alors on bascule dans un authentique roman noir où tout va crescendo selon une mécanique parfaite. Le lecteur, pris au piège, ne peut se détacher du livre… tout en se faisant son propre film. […] Sans jamais rien sacrifier au style, incroyable et déjà unique, Laurent Bettoni possède une écriture très cinématographique. Il sait privilégier l'image et l'action aux longs discours nombrilistes, tout en ayant le sens du récit et en sachant raconter une histoire captivante […].
RDA : Ta plume te nourrit-elle? Vis-tu de tes livres, de tes chansons ?
LB : Non, absolument pas. Afin de gagner ma vie, j'exerce plusieurs métiers : je suis correcteur pour diverses maisons d'édition, secrétaire de rédaction en presse magazine, et tuteur dans une école d'écriture où j'aide des gens à écrire leurs livres.
RDA : Ton rêve?
LB : Que mon prochain roman cartonne.
RDA : Ton coup de gueule?
LB : Eh bien, justement, cette absence totale de statut clair pour les auteurs. Par exemple, nous sommes parmi les seuls dans le monde de le culture, de l'art et du spectacle à n'être pas considérés comme intermittents, entre deux parutions de nos œuvres. Nous ne bénéficions d'aucune aide, d'aucun soutien financier. J'ai longtemps cru que c'était le prix de la liberté, de l'indépendance. Et je me réjouissais de ne rien devoir à personne. Mais avec le temps, je me suis vite rendu compte que c'était intenable. Quand tu es débiteur à la banque dès le début du mois, que tu ne sais pas comment régler tes factures ni nourrir ton gosse, je te défie de pondre un chef-d'œuvre. Tu n'as pas l'esprit à la création, dans ces conditions. Pour pouvoir manger et apporter à mon fils le minimum vital, j'ai accepté plein de boulots qui m'ont détourné de l'écriture. Bilan des courses : mon éditrice attend mon nouveau manuscrit depuis février, et elle ne l'aura pas avant juillet, tant j'ai pris du retard. Pour moi, ça signifie que mon roman sortira en janvier 2008 au lieu de septembre 2007. Or septembre est une bien meilleure période. Et en attendant, je ne touche pas mes à-valoir. Il faudrait que les pouvoirs politiques et les éditeurs réfléchissent sérieusement au problème des auteurs qui ne disposent pas d'une fortune personnelle leur permettant d'écrire sans avoir besoin de gagner leur vie. Ce qui doit représenter environ 99% des effectifs.
Bon, j'arrête là, mais j'aimerais susciter la réflexion et le débat à ce sujet. Qu'est-ce qu'une nation comme la France (le pays des Lumières, se vante-t-on si souvent), qui se prétend grande, est prête à faire pour préserver, développer et enrichir sa culture?
RDA : Il est vrai que le grand public n'a pas forcément toutes ce notions en tête et que cela porte à réfléchir… Après ton coup de gueule, quels sont tes coups de cœur du moment ?
LB : En littérature, Philippe Djian, Bret Easton Ellis, Jay McInerney. En musique, Boklair (pas seulement parce que j'écris pour lui, mais parce que ce qu'il fait n'a pas d'équivalent en France), Muse, Keane.
RDA : À lire :
Laurent Bettoni, Ma place au paradis. Éditions Robert Laffont, 18 Euros.
Pour commander :
Dans n'importe quelle librairie (et aussi Librairie d'Epinay-sur-Orge, 34, Grande-Rue, 91360 Épinay-sur-Orge. Tel. : 01.69.09.23.12).
Pour en savoir plus sur l'artiste :
N'hésitez pas à poser vos questions, nous contacterons Laurent Bettoni.
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Posté le 19.04.2007 par rencontresdartistes
Les sept trains de l'impératrice
EN AVANT PREMIERE AVANT PREMIERE
Parution le 26/04/2007
Très certainement le premier roman, d'une suite sagastique.
Roman RIJKA nous met dès la première page dans l'ambiance :
Toute ressemblance avec l'histoire de la Russie et l'ukraine est voulue.
Toute différence aussi.
A l'époque contemporaine , Tatyana Duchesne reporter à la l'echo de Parzh, doit couvrir la guerre civile qui déchire l'empire (Russie contre l'ukraine)
Marlov camarade commissaire, est redoutable et révolutionnaire de surcroit.
De ce chassé croisé entre les deux principaux personnages, tatyana se doit de déjouer les complots et de mener son enquête jusqu'au bout.
Elle se lancera dans un périple aveuglant.
Enfin un roman d'aventures modernes, la fresque est très reussie,
A suivre.....................
Posté le 17.04.2007 par rencontresdartistes
L'ombre de l'âme
David Gibert
Editions Nuit d'avril
LES ABÎMES DE L’ESPRIT HUMAIN
David Gibert est Corbeillois de naissance. Il dit avoir toujours écrit, mais les histoires longues sont venues il y a environ 7 ans, à un moment de sa vie ou il s’ennuyait professionnellement. Sa toile a lui, c’est l’irréel, le fantastique, la fantasy. Son éditeur, Franck Guilbert, ne le contrariera certainement pas, étant lui-même auteur de ce genre d’ouvrages. Par bonheur, les maisons d’édition n’hésitent plus maintenant à donner leur chance aux écrivains francophones, ce qui ne fut pas toujours le cas. Et les sites Internet consacrent de véritables sanctuaires et lieux de cultes, rendant toujours plus forte l’envie de lire. Enfant de la génération jeu de rôle, David Gibert ne nie pas que cet univers a fortement stimulé son imagination.
Dans son second roman, L’Ombre de l’âme, il raconte l’histoire d’un jeune écrivain, Sam, qui s’est réfugié depuis le décès de sa mère dans un monde a priori chimérique où mythologie scandinave et légendes moyenâgeuses s’entremêlent. Pourtant, sans vraiment s’en apercevoir, Sam va devoir pénétrer au plus profond de son imagination, dans l’ombre de son inspiration cauchemardesque, afin de combattre Zgor, chevalier déchu qui a passé un pacte avec la Mort.
Il découvrira alors de terribles secrets sur sa propre famille. En particulier sur son oncle, qui semble s’être suicidé, mais dont les évocations du journal intime laissent à penser qu’il a été poussé à des actes innommables.
À l’issue du combat, Sam est retrouvé inanimé. Ses amis se relaient à son chevet, de Marianne, son ancienne compagne, à Joshua, étudiant ; de Léa, trop belle créature, à Franck, passionné par les jeux de rôles. Tous espèrent que Sam sorte le plus rapidement possible de son coma. Mais une entité maléfique veille et lui promet un formidable destin. Sous cette mauvaise influence, il va commettre des crimes. Est-il devenu fou ? Ou bien des désirs refoulés le font-ils agir ainsi ? Comment expliquer cette frénésie meurtrière ? Et si l’hypnose, le spiritisme, la réincarnation et la possession venaient à son secours, lui fournissant ainsi la clé occulte du mystère ? Et si le fantastique et la réalité ne faisaient qu’un, comme assurément le jeune Sam et David Gibert ? Avant de vous risquer dans cette aventure, avant de pousser la porte de cette dimension parallèle, laissez vos frayeurs et vos certitudes au vestiaire.
David Gibert, L’Ombre de l’âme. Éditions Nuit d’Avril, 2007, 22,90 €.
Posté le 17.04.2007 par rencontresdartistes
Le corset invisible
Eliette Abécassis et Caroline Bongrand
Editions Albin Michel
Posté le 17.04.2007 par rencontresdartistes
Une histoire de l'inde - Planète Inde
Eric Paul Meyer
Editions Albin Michel
Posté le 17.04.2007 par rencontresdartistes
Le goût de la Télévision
Anthologie des Cahiers du cinéma
Sous la direction de Thierry Jousse
Editions Cahiers du cinéma.
Très bonne anthologie.
Toutes les émissions sont mises en avant, politiques, littéraires, les séries et bien d'autres.
Des premiers clips musicaux à la télé réalité.
De l'évolution des match de foot aux moments forts de l'histoire.
Les cahiers du cinéma ont depuis 1951, repris les grands moments
d'une télévision qui était considérée comme utopique, et depuis devenue
un objet, et un lien indispensables à tous.
Posté le 17.04.2007 par rencontresdartistes
Coco Chanel
de Elisabeth Weissman
Aux editions SELL - Du côté des femmes
Formidable documentaire.
Elisabeth Weissman, journaliste à
ELLE, et spécialiste des questions de société.Elle nous emène à travers cet ouvrage sur les traces de la
plus grande des petites femmes de notre époque
Comment une petite orpheline abondonnée par son pére derrière les murs d'un couvent est elle devenue la célèbre COCO CHANEL.
Elle est devenu la grande "MADEMOISELLE", de la couture, aux parfums, aux accessoires de mode.
Posté le 13.04.2007 par rencontresdartistes
Coup de cœur du moment
LES ENFANTS DE SARAH
Tatiana de Rosnay est auteur, scénariste et journaliste pour les magazines Elle et Psychologies. Elle vit à Paris depuis vingt-cinq ans, mais est née aux États-Unis.
Tiens, comme Julia, l’un des deux personnages principaux de ce récit. Tiens, journaliste elle aussi. Le titre du roman évoque les premières paroles d’une chanson de Jean-Jacques Goldman : Elle s’appelait Sarah. Pour ceux qui connaissent, voilà le décor planté. Le livre aborde le même thème.
En 2002, à Paris, la journaliste américaine Julia Jarmond doit couvrir la commémoration des 60 ans de la rafle du Vél’d’Hiv. Elle qui ignorait jusqu’à l’existence de ce si peu glorieux épisode de l’histoire de France va apprendre comment la police parisienne a organisé, dans cette seule opération, en 1942, la déportation de près de 13 000 Juifs. Qui seront conduits au camp de concentration d’Auschwitz.
Lors d’une enquête qu’elle mènera jusqu’au bout de tout ce qu’elle a de plus cher, Julia s’intéressera particulièrement au destin d’une petite fille, Sarah, à laquelle sa belle famille est irrémédiablement liée. Mais de quelle manière ? La grand-mère et le père de son mari détiennent le secret. Le terrible secret…
Sarah, 10 ans, et sa famille sont arrêtées un matin de juillet 1942, à leur domicile, en plein cœur du Marais. La petite fille réussit à cacher son frère, Michel, dans leur cachette habituelle, un placard. Elle l’y enferme et garde la clé sur elle. Puis elle lui ordonne de ne pas bouger, de ne pas pleurer, lui promet qu’elle reviendra très vite.
Mais les heures passent. Les jours. Les semaines. Oui, Sarah fait partie de ces 4 000 enfants entassés des jours durant dans le vélodrome d’Hiver, dans l’attente d’un départ en camp de la mort. Qu’en est-il de sa promesse à Michel, enfermé dans son placard ?
C’est tout ce passé qui surgit dans le présent de Julia et qui se prolongera dans son futur le plus joliment possible. Pour cela, la journaliste perdra beaucoup. Mais gagnera un bien inestimable : la part d’humanité qu’elle portera désormais à jamais en elle.
Et si, dans ce roman bouleversant qui se lit d’une traite, Tatiana se confond autant avec Julia, ce n’est pas par coquetterie. C’est parce que Tatiana veut nous dire que sa vie est véritablement liée à celle de Sarah, que notre vie à tous est liée à celle de Sarah ou à l’un de ces enfants du Vél’d’Hiv, que nous portons en nous pour les siècles à venir leurs cris et leurs pleurs.
Tatiana nous rappelle simplement à notre devoir de mémoire. Elle nous rappelle que nous sommes tous les enfants de Sarah.
Blog / ellesappelaitsarah.over-blog.com
Tatiana de Rosnay, Elle s’appelait Sarah. Éditions Héloïse d’Ormesson, 2007.
22 Euros